Printemps 2020

Mai 2019 fête à Madjigaun.

Nicole inaugure l'arrivée de l'électricité.

 Ecole Madjigaon avec son potager à l'avant plan.
Ecole Madjigaon avec son potager à l'avant plan.

Novembre 2018 : C’est avec gratitude que nous remercions les donateurs qui ont rendu possible la reconstruction de quatre écoles en partenariat avec Garuda Népal et trois autres associations.

À Kavre : 3 écoles : Madjigaon, Sherabesi et Pipaldanda

À Sindhupalchok : 1 école : Gairimudi en style stone & wood traditionnel

 

Les trois écoles de la région de Kavre sont terminées et fonctionnelles (construction, toiture, sanitaires, douches, partiellement mobilier et matériel scolaire).

 

Les fonds de 2018-2019-2020 seront consacrés aux aménagements et projets en cours.

  • Intérieurs : mobilier – tableaux – pupitres bancs et coussins.

  • Extérieurs : récupération de l’eau, gouttières et citernes, installation des panneaux photovoltaïques – électricité et eau chaude.

  • Aménagement des classes: bibliothèque, livres, matériel scolaire 

  • Aménagement du poste de santé

  • Formations des enseignants (poursuite)

  • Formation en permaculture (poursuite). En mars 2018, une formation d’agriculture bio-intensive a été dispensée au village de Madjigaon pour 14 villageois.

  • Reconstruction des bassins de pisciculture à Madjigaon

Printemps 2017. Après deux ans d’efforts, nous commençons à voir le bout des reconstructions:

- 2 écoles primaires de Kavré ont été inaugurées au printemps 2017 même si elles ont encore besoin de finitions (peinture, électricité, aménagements intérieurs),

- 1 école primaire, Pipal Danda est hors d’eau et sera terminée fin Juin.

- Les murs en pierre locale de l’école de Gairimudi (13 classes) sont finis et nous interrompons les travaux pour la mousson, le toit en bambou et lauzes sera posé en Octobre. L’école devrait être opérationnelle pour Décembre 2017.

Les plus :

- Tous les fonds reçus ont été intégralement investis dans la reconstruction grâce à une gestion rigoureuse.

- Plutôt que de solliciter des entrepreneurs extérieurs, nous avons préféré employer des ouvriers des villages : ils ont reçu de bons salaires, inespérés dans ces régions reculées leur permettant de reconstruire leur propre maison

- Ils ont appris les techniques de reconstruction antisismiques qui leur permettront de travailler pour d’autres. Ils recevront tous un certificat qui est pour eux un vrai bonus.

En outre, la reconstruction est prolongée par un suivi pédagogique et des formations de professeurs données par Nicole Decourrière (automne 2017 et  2018).

Une école vivante participe aussi à garder les familles au village, offre un lieu de rencontre pour les associations du village, les femmes notamment et freine l’exode rural vers les pays du Golfe...

 

Katmandou le 15 Novembre 2016

Garuda Népal a pris en charge la gestion de la reconstruction de plusieurs écoles au Népal, suite au tremblement de terre du 25 avril 2015. Pour ces projets, plusieurs associations donatrices travaillent ensemble - Garuda (France), Fonds Parvati – Ecoliers du Népal (Belgique), Fondation Audrey Jacobs et Ganesha (Suisse), et Nepal Now (Irlande). Nous nous félicitons tous de cette collaboration.

Après 3 mois de mousson et 1 mois des festivals de Dasain et Tihar, les plus importants du calendrier népalais, les travaux pour la reconstruction des trois écoles primaires dans le district de Kavre- Palanchok ont repris et vous trouverez ci-dessous une mise à jour de l’avancement des travaux.

En ce mois de Novembre, et grâce aux plans effectués par Rock’nWood, une association de jeunes architectes français qui œuvrent volontairement au Népal depuis le séisme, nous allons lancer la construction d’une quatrième école, secondaire celle-ci, à Gairimudi dans le district de Dolhaka.

 

Rapport sur la reconstruction des trois écoles primaires de Kavre Palanchok. Mise à jour Novembre 2016.

1 - Ecole de SamajSudhar Primary School

 Adresse : Kharelthok, PipalDanda

Fondée en 1995 – Ecole primaire, 25 enfants, 1 professeur payé par l’état et 2 professeurs par le village.

Après le tremblement : Murs fissurés, fondations affaiblies, 6 classes et 4 toilettes à abattre. Structure temporaire en tôles ondulées.

Nouvelle structure : 2 bâtiments en béton armé, un avec 6 classes et un bloc sanitaire. Le bâtiment principal, de 4 classes au rez-de-chaussée et de 2 classes à l’étage, a des fondations de 2,4 mètres pour supporter les deux étages.

L’équipe de villageois travaillant sur le chantier est composée de deux groupes de 8 ouvriers choisis dans le village et supervisés par Ajay Tamang-Lama qui est le président du comité de gestion de l’école.

Taille des classes : quatre classes de 6,5m x 4,4m , une classe de 5,5m x 4,4m et une classe de 4,5m x 4,4m.

Avancement au 15 novembre 2016 :

Les deux murs de soutènement pour stabiliser les deux terrasses sont finis avec un bon drainage.

Les fondations et la chape du bâtiment principal sont terminées. Les cadres de fenêtres et de portes sont en place au rez-de-chaussée.

Les murs répondent aux normes gouvernementales antisismiques par les poutres en béton armé (4 barres de 16mm x 2) au sol, en–dessous et au-dessus des fenêtres (2 barres de 12mm avec des agrafes transversales) et par les piliers de 36 cm avec 8 barres métalliques.

Problèmes pour la construction :

l’état de la route et la limite exacte du terrain.

le manque d’eau. Après trois mois les eaux récoltées pendant la mousson sont déjà épuisées.

l’espace extérieur de jeu pour les enfants est très limité, un tiers de la surface du terrain.

l’environnement social et les habitudes d’alcoolisme de ce village; pendant des funérailles, des festivals,… il est difficile de les faire travailler.

Plans futurs :

La construction de ce site devrait se terminer en février 2017 toutefois la question de l’emplacement du réservoir d’eau n’est pas résolue.

  

Nov 2016 Construction des classes Depuis avril 2016 : abri pour la classe pendant les travaux. 

Ecole SamajSudhar Novembre 2016  Equipe de travail
Ecole SamajSudhar Novembre 2016 Equipe de travail

 

 

Ecole SamajSudhar

Novembre 2016

Mur de soutènement

 

Nov 2016 Construction des classes

Depuis avril 2016, un abri sert de classe pendant les travaux (photo 3). 

 

2 - Ecole de Ganga Primary School

Adresse : Koshidekha, Sharabeshi

Fondée en 1980 – Ecole primaire, 52 enfants 2 professeurs payés par l’état.

Après le tremblement de terre : effondrement des murs des 3 bâtiments, 8 pièces et toilettes. 20 enfants sont encore dans l’école, les autres font plus de deux heures de marche pour rejoindre une autre école plus haut dans la vallée.

Nouvelle structure de cinq bâtiments: trois bâtiments de 2 classes et un avec 4 pièces sur deux étages et un bloc sanitaire. Les nouveaux bâtiments ont exigé des fondations plus profondes et les murs antisismiques.

Les équipes de travailleurs (15 personnes du village), sous la supervision locale de Balram Uprety, travaillent maintenant activement et en bonne entente sur le chantier.

Avancement mi-novembre 2016

Fondations de 3 bâtiments sont finies.

Un bâtiment de deux classes: chape, murs et toit sont achevés, les élèves de classe 2 occupent déjà le lieu.

Un autre bâtiment (2) de deux classes: ils finissent la chape et la poutre de béton sous les portes. Les cadres de fenêtres et grilles sont en réparation et seront installés très prochainement. Les portes doivent être faites. Ce bâtiment sera fini d’ici un mois.

Un bâtiment de 4 pièces sur deux étages : le rez-de-chaussée est fini et occupé par les classes 4 et 5. Ils travaillent actuellement sur l’escalier. Les élèves seront déplacés au bâtiment 2 lorsque ils entameront la chape du 1er étage.

Les sanitaires de 6 pièces : 2 pour les filles, 2 pour les garçons et 1 pour les enseignants, 1 douche

Le dernier bâtiment sera composé d’une seule pièce juxtaposant l’entrée de l’école

Un mur d’enceinte de l’école sera la dernière partie à entreprendre.

 

Problèmes rencontrés :

L’eau : l’eau récoltée pendant la mousson est déjà épuisée. Il faudra acheter et installer une pompe pour amener l’eau de la rivière qui est à 50 mètres en-dessous du niveau de l’école.

L’état défoncé de la route pour l’acheminement des matériaux.

Le suivi financier et l’arrivée des fonds pendant la période de transition, la responsable à Kathmandu, Sushma Tamang ayant démissionné.

Futur:

Le gros œuvre de l’école devrait être fini en février 2017, ce qui laissera le temps nécessaire à l’aménagement des classes pour la nouvelle année scolaire qui commencera en avril 2017. Les moyens d’acheminement de l’eau et sa sauvegarde en période de mousson ne sont pas clairement décrits.

 

Vues Nov. 2016 :

1. Enfants dans la classe provisoire

2. Murs écroulés, terrain dégagé Construction des bâtiment 2 et 3 (sur 2 étages).

3. Bâtiment 1 au toit bleu, bâtiment 2 à l’avant-plan.

4. Bâtiment 3 en béton armé 4 pièces sur 2 étages. Les poutres de la chape, sous les fenêtres et au-dessus des fenêtres sont visibles. Une demi volée d’escalier jusqu’au palier de mi-niveau est réalisée.

 

 

3 - Ecole de Sunkoshi Janavikash Primary School

Adresse : Kolati VDC, Apaghat (MadjiGaun)

Fondée en 1990 – 45 élèves.

C’est l’école de ce village de pêcheurs sélectionnée par Écoliers du Népal.

Après le tremblement de terre, les deux bâtiments scolaires sont évalués « rouge », totalement hors norme de sécurité. Les murs effondrés, les fondations insuffisantes et seules les structures métalliques peuvent être réutilisées. Vingt élèves fréquentent encore l’école pendant les travaux, les autres rejoignent en 2h une école au sommet de la montagne, ce qui n’est pas possible pour les plus jeunes. Tout le village est effondré, les villageois vivent dans des abris de tôles ondulées, de bambous et de branches tressées.

Nouvelle structure de quatre bâtiments : construction de deux nouveaux bâtiments, l’un pour des classes et l’autre pour toilettes et douches, et reconstruction des deux anciens après démontage, nouvelles fondations, piliers et ceinture en béton armé. Le nouveau terrain acheté permet d’augmenter la surface disponible pour la création par exemple d’un dispensaire médical ou lieu de formation. L’emplacement des bâtiments a été modifié : les 2 bâtiments parallèles d’origine ont été remplacés par 3 bâtiments en u ouvrant un grand espace central propice aux jeux ou à d’autres activités.

Etat d’avancement mi-novembre :

Deux bâtiments sont presque terminés (fondations, chape, murs et toit). Les enduits et sols sont à faire dans le 2ème bâtiment.

Nouveau bâtiment (3): fondations et chape terminées, murs à moitié terminés.

Nouveau bâtiment sanitaire: fondations et chape terminées, incluant la structure nécessaire pour l’installation au biogaz prévue (méthanisation des déchets humains; le gaz produit sera utilisé pour la cuisine).

Futur :

Le gros œuvre de l’école devrait être fini en février 2017, ce qui laissera le temps nécessaire à l’aménagement des classes pour la nouvelle année scolaire qui commencera en avril 2017.

Dans cette école très isolée par sa situation géographique, il faudrait envisager la construction d’une petite maison permettant d’accueillir soit des professeurs, soit des stagiaires, soit même des bénévoles susceptibles d’aider au développement des enfants et de tout le village.

 

Photo 1. Mai 2015 

Novembre 2016

photos 2, Enfants dans le nouveau bâtiment 1.

3, Fondations et structure du bâtiment 3 sur le terrain acheté par Garuda-Népal.

4 & 5, Bâtiment 1 de face au fond. Bâtiment 2 au fond à gauche 2 x 2 classes sous toit.
Bâtiment 3 (2 pièces) sur le nouveau terrain : fondations achevées, finition de la chape et montée des murs et enduit à achever.

 

6, Bloc sanitaire Système de biogaz

 

Questions en suspens pour les trois écoles

et devant faire l’objet d’études et de financements complémentaires:

 

  • L’eau : approvisionnement, stockage et traitement des eaux usées
  • L’électricité : approvisionnement (énergie solaire) et stockage
  • Un matériau de substitution au verre doit être défini pour les fenêtres
  • Faux plafonds y compris isolation thermique et phonique (bruit de la pluie de mousson)

En ce qui concerne l'encadrement et l'accueil,

  • Engagement de professeurs : le gouvernement népalais finance un professeur par classe de 27 élèves (tous âges mélangés) ; or une bonne qualité d’enseignement suppose des classes différentes par âge. En outre, suite aux nouvelles dispositions gouvernementales des écoles maternelles doivent être instaurées.
  • Une structure d’accueil pour volontaires en vue de la formation des enseignants, la collaboration au centre médical ou l’aide aux comités de villages est nécessaire à cause de l’éloignement du site.

 

 

 

Rapport de suivi du 7 Juin 2016, par Gilles Fauquembergue et Nicole Decourrière

 

Route de Katmandou à Dolalghat

 

Trajet  

Pour voir plus de photos du trajet, veuillez vous connecter à https://goo.gl/photos/XeDLabnEYeEDb1eZ9

  

Départ de Katmandou à 10h30 en jeep 4x4 conduit par SubashTapalaya, le responsable de projet, pour 65 km de voyage jusqu’à Kavre -Apaghat. Déjeuner avec Dhal-Bhaat dans un restaurant près de la rivière locale à Dolalghat.

Cette fois, nous voulions essayer la route qui suit la rivière Sunkoshi de Dolalghat. Nous sommes passés sous le pont et à travers les bras de la rivière, pour atteindre un petit chemin de terre difficile, qui à l'avenir joindra Dolalghat à Sherabesi.

 

Après 40 min. de conduite dans des conditions difficiles, nous sommes arrivés sur la rive de la rivière et y avons laissé la voiture. Nous traversons la rivière pour Madjigaon - Apaghat dans une pirogue de pêcheur. Tous les matériaux de construction doivent être livrés de la même manière, sur le bord de la rivière, sur le pirogue et sur le dos des gens. On pouvait voir le tas de briques de la dernière livraison, sur les berges qui attendaient d'être transportées.

 

Nous avons escaladé la falaise sur un chemin étroit et raide; et nous sommes arrivés immédiatement sur le chantier de l'école.

 

Ecole de Madjigaon-Apaghat

 

Pour voir plus de photos du chantier et du village,veuillez vous connecter à  

https://goo.gl/photos/xWCfbS1bgXSz3tX3A

  

Sur le chantier un groupe de 8 femmes du village transportaient les briques. Tandis que des hommes mélangeaient le béton des fondations du deuxième bâtiment. Il y a de l'eau, du sable et du gravier de la rivière, du ciment, des barres de fer et de briques en quantité suffisante pour terminer les deux premiers bâtiments principaux de l'école.

Les murs de soutènement sont terminés; ils ont utilisé une base de forme conique avec une base plus large pour résister à la poussée latérale. En outre, ces murs descendent à plus de 5' (1.50m) dans le sol.

Il y a 3 bâtiments de prévus, (7 salles au total), ils construisent une unité à la fois afin de donner rapidement un abri aux élèves. Nous remarquons que le deuxième et le troisième bâtiment sont également en cours de construction, car ils profitent de la main-d'œuvre disponible.

  

La technique de construction utilisée est celle des poteaux et des poutres en béton armé. Même les poutres du plancher se connectent à la base des poteaux pour donner une ossature de cage en béton armé très résistante aux tremblements de terre. Ici, il est intéressant de voir que les poteaux métalliques verticaux ont été utilisés comme fers à béton, coulés dans le béton et entouré par des briques. (voir photos). Cela aide à garder un aspect traditionnel plutôt que de laisser le béton apparent.

Pour le béton, ils utilisent le sable et le gravier tamisé de la rivière.

Pour connecter les murs entre eux, ils coulent une dalle de base en béton armé sur laquelle ils montent les murs avec une partie de chaînage intermédiaire (sous les fenêtres) et une partie de chaînage supérieure sur laquelle ils posent les fermes de charpente à l'emplacement des poteaux..

La méthode de patte d'éléphant est utilisée pour construire les bases pour les poteaux verticaux.. Cela signifie une base plus large comme une pyramide sans sommet.

La méthode de la patte d’éléphant est utilisée pour l’école primaire de Ganga, pour l’école de Sherabeshi et Samaj, et pour l’école Sudhar à Pipal Danda . Mais pas à Madjigaon.

 

Progression du travail

  •  Premier bâtiment: il y a 2 de salles de classe, la première est pour le moment un entrepôt de sable et le second est plus avancé; les enduits sur les murs sont terminés.. Le prochain objectif est de poser le toit pour fournir aux élèves une première salle de classe. Ce qui serait très utile pour la période de la mousson. Les poutrelles d'acier ont déjà été installés, ce sont celles de l'école précédente qui peuvent être réutilisés et permettent d'économiser sur les dépenses. Les fenêtres et les volets ont également été réutilisés. Le choix de la toiture n’est pas encore déterminé. Ils hésitent entre les tôles ondulées (chaudes en été), les panneaux préfabriqués (légers mais non durables) et des pierres plates du genre de l'ardoise (économiques, mais lourdes et dangereuses en cas de tremblement de terre). La décision doit être faite prochainement.
  • Dans le second bâtiment, il y aura deux salles de classe, il est au stade des fondations. Ils ont pu réutiliser ici aussi l’ossature métallique de l'ancien bâtiment. Les fondations sont là aussi faites avec la méthode de patte d’éléphant reliées par des poutres en béton armé. Ils ont profité de l'opération pour soulever le toit qui était trop bas.
  • Le troisième bâtiment est à l'étape du creusage des fondations. Il sera construit sur le terrain de 10 anna (unité Nepali environ 318m2) qui a été acquis, nettoyé et nivelé.
  • Le bâtiment des toilettes était toujours en place et ne va pas être modifié pour le moment.

Les cours ont lieu dans un abri temporaire en tôles ondulées, sans murs. Les enfants sont assis sur des nattes sur le sol.

 

Gestion du chantier 

Il est intéressant de noter que le responsable de projet, Subash Thapalaya, a préféré ne pas donner le contrat à une entreprise de construction, dans le but d’obtenir le bâtiment rapidement, mais avec le risque d'un bâtiment mal construit - mauvais sable, mauvais béton, poutres de renfort insuffisantes, etc. Ceci est malheureusement l'attitude qui prévaut au Népal; comme il ne pouvait pas être tous les jours sur place pour superviser, il a choisi une autre solution intéressante, celle de construire l'école avec les villageois, ce qui permet un meilleur contrôle de la qualité de fabrication et offre aux villageois un salaire très bienvenu  après le séisme. Beaucoup de ceux qui ont perdu leurs maisons, étaient allés à Katmandou grossir les rangs des sans-abri. Certains sont revenus, attirés par les conditions de vie moins difficiles qu’à Katmandou et par le salaire. Ils sont environ 25 à travailler sur le chantier. Un autre avantage est la formation qu'ils reçoivent en y travaillant. Ils acquièrent des techniques de construction antisismiques qui les aideront lorsque viendra le temps de reconstruire leur propre maison.

Vous remarquerez sur les photos que toutes les maisons sont détruites et les villageois vivent dans des abris «temporaires» en tôles ondulées, bâches et bambous.

 

L'inconvénient de cette méthode est que les villageois sont aussi des petits agriculteurs et des pêcheurs. C’est actuellement le temps des semailles et beaucoup ont quitté le chantier pour les travaux des champs. L'autre désavantage est la productivité. En effet, ces villageois sont heureux d'avoir un chantier de construction au village et un salaire qui tombe régulièrement. Ils aimeraient que cela dure et pourraient être tentés de ralentir le travail et d'ajouter plusieurs mois de salaire. Pour éviter ce risque, le responsable de projet les paye à la tâche et les a informés que si le travail ralentissait, il ferait appel à des travailleurs professionnels extérieurs au village afin de respecter le délai d'achèvement du projet.

 

 

Nous aidons à reconstruire l'école de KOLATI - APAGHAT du village Madjigaon.

 

(english summary below)

Le village est situé au bord de la rivière Sunkhosi, dans le district de Kavre. Sa population de 196 personnes est rassemblée dans 39 maisons sur un petit promontoire au-dessus de la rivière. Leur activité principale est la pêche et certains sont par tradition passeurs d'eau. Les moyens de subsistance secondaires sont un peu d'agriculture et l'élevage de quelques chèvres. La route la plus proche est à 10 minutes à pied, sur la rive opposée.

Dès lors, pendant les trois mois de mousson, lorsqu’il est trop dangereux de traverser la rivière, les villageois sont coupés de tout accès à la route ; à cette époque le seul chemin  praticable passe par la jungle de la montagne et nécessite une journée de marche.Dans le village, pas de poste de santé, de docteur, ni de sage-femme, mais une école qui accueille 40 élèves, des classes maternelles  à la classe 5 de primaire. Ces classes multi-niveaux sont données par 3 enseignants (deux hommes et une femme). L'école a été créée par le Kolati Village Development Committee 9, Apaghat, Kavre District.

 

Nouvelles du 22 février 2016

Où en sommes-nous?

1. Tout projet sur une école gouvernementale doit être approuvé par les ministères de l'Intérieur et de l'éducation. Le gouvernement a dû faire un relevé des dégâts , des besoins et attribuer officiellement les écoles à des donateurs spécifiques. Les relevés ne sont pas finis!

2. Le gouvernement a dû publier les normes antisismiques de reconstruction qui seront acceptées pour obtenir le permis de construction. La publication n'est pas complète et les normes ne conviennent pas pour toutes les régions. Utilisation et transport de matériaux impossibles dans certaines régions.

Malgré ces retards notre groupe a soumis le projet de reconstruction au ministère et a engagé un architecte pour faire les plans et les soumettre  au ministère. Tout cela est enregistré et accepté depuis Janvier 2016. Notre groupe sous le nom de Garuda peut donc commencer les travaux.

Pourquoi un tel délai?

Depuis la déclaration de la nouvelle constitution ( en septembre 2015) des groupes Maos du sud du pays et le gouvernement indien ont imposé un blocus à la frontière Indo-népalaise, fermant entièrement le commerce : pas de pétrole, plus de gaz, plus de matériaux de construction, plus de médicaments .... La liste est longue. Donc pendant tout l'hiver les gens ont juste survécu sous le joug de la flambée des prix et de l'organisation inhumaine d'un marche noir au niveau gouvernemental. Les frontières se sont  ouvertes le 15 février 2016

Ce qui se passe à MajiGaon

Les plans acceptés, les mesures prises, l'achat d'une bande supplémentaire de terrain pour l'école, l'achat d'une machine pour faire des blocs de béton. Tout cela est fait et mis en place.

Les travaux de nivellement commencent et le mur de retenue du côté rivière est monté. Un deuxième mur doit être monté vers l'est du terrain fin février et les fondations seront entamées. 

Le chef de travaux et l'ingénieur responsables du projet sont tous les deux de la région et peuvent faire tous les travaux en nous tenant au courant et nous envoyant des photos.

Les paiements seront faits par étapes lors de la réalisation des travaux qui commencent maintenant.

Le budget doit être revu suite au changement de tarif des matériaux.

L'estimation est de 30.000 euros par école.

 

Réunion de travail 12 novembre 2015: Jerome Edou: Garuda Népal ; Nicole Decourriere: Ecoliers du Népal, (et porte-parole pour les associations Ganesha Népal – et Fondation Audrey Jacobs) ; Daniel Pittet: Kam for Sud (Suisse – Népal) ; Guillaume Geiswiller et Louis Monge  architectes français ; Philippe : architecte français

Ordre du Jour :

·      Evaluation de la situation actuelle

·      Accord entre les associations pour un travail d’entraide.

·      Plans et prochaines étapes à définir.

 

·      Achat d’une partie de terrain.

Garuda annonce que, pour le site de Madjigaon (Madjigaun signifie Village de pêcheurs et correspond au site que j'appelle Kolati -Apaghat qui sont les noms inscrits sur le panneau de leur école détruite), deux parcelles sont en voie d’être achetées pour élargir le site (plaine de jeux) et écarter l’école de la falaise. Janvier 2016: les parcelles sont achetées.

·      Utilisation des différents matériaux

Trois possibilités sont retenues : colonnes en béton armé avec blocs de ciment fabriqués au village, pierres ou préfabriqué. La décision sera fonction des conseils des architectes, ingénieurs et entrepreneurs, le transport et du coût des matériaux. Daniel Pittet fournit au groupe de nombreuses données et idées sur la résistance des matériaux et différentes possibilités de construction.

·      Choix des architectes, ingénieurs, entrepreneurs et main d’œuvre.

L’architecte français Philippe, présent, malgré sa bonne volonté en ayant passé un weekend sur le site et avoir pris des mesures, se révèle ne pas être très disponible et être très couteux (4 x 2.500 euros pour les 4 sites !!!)

L’ expertise et les conseils de Daniel Pittet sont par contre très utiles, de plus il nous offre de nombreux contacts locaux. Nécessité d’avoir des corps de métiers qualifiés sur le terrain et de prendre du temps pour former quelques locaux intéressés pour avoir une main d’œuvre de qualité.

Daniel P. conseille les formations en 2 mois du CTEVT pour les maçons.

A FAIRE : Voir les différentes possibilités de cours dans les différentes régions et créer avec le comité du village la liste des hommes et femmes intéressés par la formation pour chaque lieu de construction.

Double effet: avoir une main d’œuvre qualifiée et développer des compétences dans des communautés défavorisées.

A FAIRE : Décider qui sera sur place pour suivre le travail : entre autre choix et disponibilité des architectes et salaires ou dédommagement.

Nicole doit reprendre contact avec Ritesh Amatya pour se connecter avec Minesh.

A FAIRE: Papier officiel tamponné et traduit en anglais des statuts des associations responsables du projet, pour recevoir les accords du ministère. C'est en cours.

Ram Thapalaya se montre très utile pour toutes les démarches  avec le ministère et pour l'achat des parcelles indispensables pour la reconstruction à Madjigaun.

 

Première visite en mai 2015

L'équipe de Garuda , Sarah Lafaurie et les amis Pacquier, visitent Kolati Apaghat pour nous et nous rapportent les premières informations et photos.

"Les villageois  sont depuis des générations les passeurs de la rivière Sunkhosi, puissante à cet endroit, dans une ambiance à la Siddharta. Quand nous arrivons, tout le village se rassemble sous le grand Bamyan où se tient l’école : accueil chaleureux, sourires, on nous offre des poissons grillés et du riz, mais les visages derrière les sourires, sont graves, un peu hébétés, ceux des enfants comme ceux des adultes: on n’efface pas en quelques semaines un tel traumatisme."

La situation après les tremblements de terre est grave : tous les murs de l'école sont détruits ou à détruire. Il ne reste qu’une partie de la structure métallique et du toit, le mobilier scolaire est fortement endommagé.

 

Décision d' Écoliers du Népal.

Ce village, loin des circuits touristiques et bénéficiant de très peu de soutien, retient notre attention. Nous pensons pouvoir aider cette communauté en situation économique très défavorisée en raison

- de la possibilité d'accès en un week-end à partir de Kathmandu pour la supervision.

- de l’aide inestimable de Ram Thapalaya, directeur de l'Institut de Gestion de Crise à Kathmandu : originaire de cette région, il pourra suivre en partie l'avancement du projet et introduire les dossiers auprès des ministères.

- de la limite financière du projet.

Écoliers du Népal choisit donc ce village pour en reconstruire les classes. Cela se fera selon les normes antisismiques en solidarisant les murs à la structure. Ce projet sera un test pour vérifier l'investissement des habitants dans le développement de leur village. Un jeune villageois parlant mieux anglais que les autres pourra être l'intermédiaire.

 

In this fisherman village there are 39 houses, and a population of 196. The school: Sunkoshi Janvikash Primary School, it goes up to grade 5 and has 3 teachers; two boys and a lady. In total there are 40 students.This fisherman's village use to take care of the ferry and the people traveling on it. Their main source of income is fishing, helping people to cross the river, labor work, agriculture and animal lifestyle.On the island they have no help during 3 months because of the heavy rains of the monsoon. No doctors in the village.